On me demande souvent quelles sont les essences de bois que j’utilise.
Tour d’horizon des essences rencontrées chez Boask
Ce sont tous des bois dits « de pays » issus de forêts françaises et dans la mesure du possible j’essaye d’obtenir la provenance exacte.
Cette page a été réalisé grâce à :
- la xylothèque de l’air du bois, le fameux site de partage autour du bois
- l’ouvrage d’Yves Benoît « le guide des essences bois » aux éditions Eyrolles.

Yves Benoit aux éditions Eyrolles
Très régulièrement je consulte ces ressources pour quelques précisions à partir de telle ou telle essence. Il y en a des dizaines mais toutes ne sont pas utilisées dans l’atelier, loin de là.
Du bois « français » pourquoi ?
Parmi toutes les essences de bois dans le monde entier, beaucoup sont splendides alors pourquoi ne pas les utiliser ?
Il ne s’agit pas là d’un nationalisme mal placé de ma part mais bien une réflexion murie.
Tout d’abord pour une raison écologique. Il n’est pas logique en terme de consommation énergétique d’abattre un arbre à des dizaines de milliers de kilomètres pour le travailler en France.
L’écologie rejoint aussi l’économie quand on dépouille des forêts de pays d’Afrique simplement en important des grumes. Dans ce cas de figure aucune valeur ajoutée n’est laissée aux exploitants locaux. Or la valeur ajoutée fait aussi partie du prix du bois. Pour preuve la différence de prix entre des plots et du raboté par exemple. Le prix du bois c’est aussi de la main d’oeuvre. Les États d’Afrique centrale ont jusqu’au 1er janvier 2028 pour interdire « de façon absolue » l’exportation de bois non transformé. Heureusement. La transformation sera locale et c’est tant mieux. Il est aussi un peu facile d’importer du bois sans vraiment se soucier du devenir de la forêt dont il est issu. À noter qu’actuellement la Chine importe massivement des grumes de chêne pour revenir sous la forme de meuble à bas coût, ce qui est assez aberrant.
En limitant à un périmètre de 600km autour de l’atelier et aux essences locales je souhaite réduire au maximum le transport.
Mais quelles essences de bois ?
Voici donc une petite liste des bois que j’utilise avec mes coups de coeur. Un petit clic et vous en saurez plus sur chacun d’entre eux.
À tout seigneur, tout honneur.
Le chêne est le bois noble par excellence. Il se valorise par des designs modernes et épurés, loins des cuisines lourdes des années 80.
Il a un coût élevé avec beaucoup de pertes (environ 50%) mais il apporte vraiment une couche d’élégance et de personnalité.
Le hêtre permet de nombreux travaux. On oubli les panneaux de hêtre contrecollés et aboutés à partir de petits morceaux des grands surfaces de bricolages.
Ici on part bien du bois massif que l’on va coller pour obtenir les panneaux des bibliothèques Modulivre par exemple.
Ce bois a l’avantage de génerer peu de pertes. En revanche il est très nerveux et offre des surprises lorsqu’on le travaille.
Depuis peu j’utilise ce panneau en 3 plis. L'(usine de transformation se trouve au nord de l’Italie avec une zone d’approvisionnement de moins de 150Km en train.
Le 3 plis épicéa est utile pour
- structures et meubles rapides en 19mm
- plancher en 22mm
Ce contreplaqué de qualité est fabriqué en France à partir de peuplier de Charente et Charente-Maritime. Soit moins de 600km de transport.
Il est idéal pour :
- fond de meuble en 5 ou 8mm
- fond de tiroir en 5,8 ou 10mm
- aménagement de placards et étagères en 18mm
Le peuplier n’est pas un bois noble. Mais par son faible coût il est appréciable pour la fabrication de tiroirs.
L’un de mes bois favoris. Si vous me demandez un projet, il y a de fortes chances que je vous le propose.
Il a une veine très marquée. Il se présente en frêne blanc pour un aspect très clair mais aussi en frêne gris ou frêne olivier quand il a de jolies teintes sombres au coeur.
Cerisier Prunus Cerasus est un feuillu.
Je l’apprécie particulièrement pour le tournage mais aussi pour des meubles chaleureux. Le petit détail amusant avec ce bois c’est quand on le coupe vert : il sent le Kirsch !

On peut le confondre avec le chêne parfois. Mais sa veine est plus rustique et il est beaucoup plus léger.
C’est un bois « gélif » qui réserve souvent de mauvaises surprises au moment du débit lorsque l’on découvre de fentes importantes. Plus raisonnable que le chêne en prix, il générer beaucoup plus de pertes.
Ou faux-acacia. Une essence prisée pour les aménagements extérieurs par sa résistance classe IV.
Attention à sa couleur qui doit se patiner avant d’obtenir une teinte stable.